Le charron

Le menuisier en voitures construit la caisse des voitures, carrosses, landaus, tilburis, etc., et laisse au charron le soin de faire les trains, les roues, et tout ce qui n'est pas du ressort de la caisse proprement dite. Les bois que les menuisiers emploient ordinairement sont des bois durs , tels que le chêne, le noyer, l'orme, le charme, etc., qu'ils destinent aux parquets, aux meubles et aux bâtis des voitures. (1830)

Un atelier de charron sur la droite, forcément !

Mais : "Il n'est presque pas de pays en France où il n'y ait un charron. Ils sont environ 20.000 en France en 1924 qui utilisent du bois, du fer, de l’acier et, dans certains cas, du cuir et des crins."

 
Ancien atelier de charron à Courcôme rue de l'église.

Les charrons font non seulement des chariots, des charrettes, mais encore des charrues et autres instruments et machines aratoires. On trouve des charrons partout, jusque dans les plus petits villages. Du reste leurs ouvrages n'offrent guère de difficultés que dans l'exécution des roues.
 
On fait partout des roues composées de plusieurs pièces, qui sont en général le moyeu, les rais (rayons ) et les jantes.
Pour exécuter une roue avec méthode, on trace d'abord sur une surface plane, un plancher par exemple, un cercle d'un diamètre égal à la hauteur qu'on se propose de donner à la roue ; du même centre, et avec une ouverture de compas, moindre que la précédente, de la largeur qu'on veut donner aux jantes, on en trace un second, puis on divise la circonférence extérieure en autant de parties égales qu'on veut donner de jantes à la roue ; du centre de la figure, et par chacun de ces points de division, on tire des lignes indéfinies, qui, divisant le cercle intérieur en autant d'arcs égaux, donnent enfin le profil et les dimensions que doivent avoir les jantes, non compris leur épaisseur.

On taille ensuite une planche sur l'un de ces profils, et ce patron ou calibre sert de guide pour débiter convenablement les madriers dont on extrait les jantes.
Le moyeu se fait d'un seul bloc de bois dur ; les tourneurs lui donnent la forme et la régularité qu'il doit avoir ; il y a des charrons ambulants qui donnent à leurs moyeux une régularité satisfaisante, sauf à avoir recours au tourneur ; leur procédé est fort ingénieux.
Nous ne dirons pas comment on façonne les rais ni la manière dont ils sont assemblés, tout le monde peut facilement s'en rendre compte.
Entre deux jantes consécutives, on place une cheville ou goujon, dont la direction est celle d'une corde de cercle ; les goujons empêchent les jantes de se déplacer à gauche ou à droite, et la roue conserve le même plan.
Les roues  sont entourées de bandes de fer qui les préservent de l'usure.

Un lien sympathique et rassurant : http://www.lecharron.fr/

Autre lien histoire et musée : le charron et la roue.

Cliquer sur l'image ci-dessus pour démarrer la vidéo.

Film authentique sur le travail du charron (attendre 58s la fin de la publicité, ce film le mérite amplement).

Le film ci-dessous illustre la pose du cercle autour de la roue.


Ci-dessous, un reportage de TF1 servi par WAT TV (extra).

Cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo ci-dessus ;


Puis ci-dessous pour démarrer la vidéo suivante.


Reportage de TF1 publié par Dailymotion.
 
 

Chaque essence de bois a son but différent dans le charronnage.
  •  chêne blanc : limons, barres et rais ;
  •  chêne rouvre : rais ;
  •  chêne vert : les rais et moyeux ;
  •  orme champêtre, orme ormille et orme tortillard : jantes et moyeux ;
  •  orme à écorce fougueuse : bâtis de caisses de voitures ;
  •  frêne commun : brancards, limonières, armons, flèches ;
  •  frêne blanc : traverses, sellettes, encastrures ;
  •  frêne noir : caisses de voitures ;
  •  frêne rouge : jantes, traverses, lissoirs ;
  •  hêtre : moyeux et jantes, bâtis de caisses ;
  •  peuplier et tremble : doublures intérieures de voitures.
L'acacia, le châtaignier, l'érable, le charme, le sapin sont d’un emploi peu répandu. La carrosserie se sert, en outre, de bois exotiques tels que : acajou, hickory, tulipier, teck.

Les bois arrivent, le plus souvent en grumes, équarri à la cognée et, suivant les essences, débités à la scie.

Une règle traditionnelle chez les charrons, c'est que :
  • le bois des moyeux peut être employé au bout de trois jours,
  • celui des jantes au bout de trois mois,
  • celui des rais au bout de trois ans.



La pièce principale de l'atelier est l'établi, et ses accessoires, valets, maillet en bois, varlopes, rabots ronds, convexes, concaves, bouvets de différentes sortes, etc. Les outils à débiter le bois sont : la cognée, la hache les coins en fer et en bois, les scies, etc. Tous ces outils sont communs à tous les métiers qui travaillent le bois ; le charron en a de particuliers, tels que le cintre, grande règle qui sert à mettre la roue à la hauteur voulue ; le moyoir, châssis carré où l'on fixe le moyeu, afin d'y percer les mortaises qui devront recevoir les pattes des raies. Le jantier, pour accoler les jantes les unes à côté des autres, l'évidoir, l'essette, etc.

 

Essieu, moyeu, boite en fonte
Le tombereau (ou la charette) est équipé d'un essieu en fer forgé dont les moyeux des roues sont pourvus de boîtes en fonte ; une boîte en fonte, tournée et alésée, qui s'y adapte parfaitement, peut donc se remplacer lorsqu'elle est usée, et la durée du moyeu est, pour ainsi dire, indéfinie. La boîte se place du côté extérieur de la roue, et les chocs, au lieu de la faire sortir, comme cela arrive pour les moyeux en bois, ne font que la consolider.
 
Moyeu de roues renforcé de frettes et pourvu de boîtes en fonte (vue en coupe).

Autrefois les essieux frottaient immédiatement sur le bois ; on a ensuite adopté des boîtes en fonte qui supportent les deux extrémités de l'essieu, sur une longueur plus ou moins grande, et rendent l'usure plus égale et en même temps beaucoup plus lente.
Après les roues, la pièce la plus essentielle à considérer dans une voiture, est l'essieu.
C'est sur lui que repose la charge, et ce sont ses deux extrémités qui servent d'axes aux roues de la voiture.
Un essieu se compose de deux fusées coniques, ordinairement tournées, qui entrent dans le moyeu de la roue et du corps de l'essieu, habituellement de forme rectangulaire, sur lequel se placent les brancards de la voiture.
Les extrémités des fusées sont traversées par des chevilles en fer, où elles sont garnies d'écrous taraudés, l'un à droite, l'autre à gauche, pour retenir les roues.


 


L'armature, à savoir toutes les ferrures ; depuis l'essieu jusqu'au cercle extérieur de la roue, en passant par les marchepieds est l'affaire de spécialistes, grands fabricants ou petits forgerons. Quant au charron, il réunira, à force d'étude et de pratique, toutes ces pièces éparses et en formera des voitures de toutes sortes, depuis la brouette jusqu'au immenses chariots de transport.

Aux parties principales qui forment toutes voitures, s’ajoutent les ressorts de différentes espèces, et ce qui constitue le fini, des objets variés, tels que : lanternes, plaques, stores, ivoires, armoiries, courtines, sculptures, cuirs, étoffes, passementeries, les caoutchoucs pleins ou pneumatiques...
 

Le forgeron confectionnait à la demande des cercles de roues dont le diamètre intérieur était légèrement inférieur au diamètre extérieur de la roue. Il fallait donc chauffer le fer et le poser en profitant de la dilatation.
 

 
Il suffisait ensuite de le refroidir afin qu’il enserre solidement la jante de bois.

Le forgeron exécutait de nombreux travaux aux côtés du forgeron. Parfois, les deux métiers étaient mêlés.

Avec l'arrivée des tracteurs les charrons ont dû équiper les charrettes, tombereaux et remorques, d'essieux modernes à roues avec pneumatiques. Peu à peu ils se sont reconvertis dans la menuiserie ou la mécanique agricole. Sauf quelques rares compagnons qui oeuvrent à la conservation des voitures d'antan.

Les calèches modernes ont oublié le bois pour devenir des chefs-d'ouvre de mécanique.

 

Des outils de plus en plus modernes
 







 
La calèche
 
"Cette élégante voiture à un ou deux chevaux se distingue particulièrement par la capote mobile dont elle est pourvue. Cette capote est en cuir et se trouve tendue sur quatre cerceaux ; de plus elle est soutenue par des leviers en fer à charnière, en forme d'S, que l'on appelle compas. Lorsqu'on veut ouvrir complètement la calèche, le domestique resserre ces compas en les repliant sur eux-mêmes et en jetant la capote en arrière. Il y a plusieurs espèces de calèches, les calèches à l'anglaise, les calèches à cave, c'est-à-dire fermées par un tablier de cuir percé d'un trou, les calèches-coupés et les calèches de chasse."

Calèche, espèce de voilure à ressort et à quatre roues, qui est fort légère et ordinairement découverte. L'usage des calèches est plus ancien qu'on ne pense. Nous en trouvons trois sur les anciens monuments. La première a été donnée par M. Maffci ; la seconde est tirée d'un ancien monument de la ville de Metz ; la troisième, qu'on a trouvée dans le royaume de Naples, a été publiée par M. Bulifon. On ne sait quel est l'animal qui tire celte dernière. Les deux autres sont tirées chacune par un cheval. Ces calèches ne diffèrent des nôtres qu'en ce que le siège où l'homme est assis est rond. L'on a trouvé dans les peintures d'Herculanum la représentation des calèches, que les Romains nommaient veredum : elles ressemblaient à nos chaises de poste attachées à deux chevaux. Le conducteur était assis sur le cheval de volée, c'cst-à-dire sur le cheval qui ne porte pas le brancard. Le rhedum des romains était une voiture à quatre roues, et le césium n'avait que deux roues ; on l'appelait birola ; il différait du veredum.
Calèche : espèce de carrosse léger entouré de mantelets, et dont on se sert pour se promener dans les jardins.
 
Les pataches.
 
Ces voitures à deux roues fort nombreuses dans les provinces du centre sont de deux sortes, les pataches ouvertes, et les pataches fermées. Les premières sont les plus anciennes.
 

Termes et leurs définitions relatifs au menuisier en voitures
  • Accotoirs ou accoudoirs : on nomme ainsi les traverses des côtés des voitures.
  • Aileron, traverses d'aileron : celles qui prennent la place des accoudoirs, quand il n'y a pas de glaces aux custodes des voitures.
  • Appuis de voiture : appelés autrement ceintures. Les traverses d'une caisse qui sont placées à l'endroit de la ceinture, se nomment traverses de ceinture, pour le devant et le derrière, et celles de côté se nomment traverses de custodes ou d'accotoirs.
  • Apsichet : languette saillante, faite pour retenir en place les glaces des voitures.
  • Arbitraires, outils arbitraires : par ce terme les menuisiers en carrosses entendent deux outils à fût qui forment la même moulure, quoique faite à contresens l'un de l'autre.
  • Armon : une des deux pièces du train d'un carrosse, entre lesquelles le gros bout du timon est placé.
  • Avant-train : c'est le train qui comprend les deux roues de devant et le timon d'un carrosse.
  • Barres : longues pièces de bois qui entrent dans la construction des voitures.
  • Bateau, brancard : on appelle brancard en bateau une traverse sous laquelle sont les soupentes des berlines, et qui relève par les deux bouts. Bateau, se dit aussi de la menuiserie d'un corps de carrosse. Le bateau de ce carrosse n'est pas bien fait.
  • Battant : on dit le battant de la portière. C'est le côté qui s'ouvre.
  • Berline : sorte de carrosse suspendu entre deux brancards. On les nomme berlines parce qu'elles ont été inventées à Berlin. Il y a des berlines de campagne qu'on nomme berlines allemandes, qui ont quatre portières et trois rangs de siège.
  • Berlingot : c'est un carrosse coupé, c'est-à-dire une berline coupée.
  • Bokei : espèce de cabriolet.
  • Botte : se dit de ce qui sert de marchepied pour monter en voiture.
  • Brancard : sorte de voiture sur laquelle on transporte des malades ou des choses fragiles. On appelle brancard les deux pièces de bois qui se prolongent en avant d'une charrette, et entre lesquelles est placé le cheval qui la traîne. On appelle aussi brancard, les deux pièces de bois qui dans une voiture réunissent le train de derrière et celui de devant.
  • Brisement d'un carrosse : on nomme ainsi le ressaut que font les deux côtés du brancard des carrosses anciens, sous lesquels brisements on plaçait les boîtes des ressorts.
  • Brouette ou roulette : petite voiture à une roue, traînée par un homme.
  • Cabriolet : voiture extrêmement légère, dont la caisse est terminée à la hauteur de la ceinture.
  • Caisse d'une voiture : on nomme ainsi toute la partie d'une voiture quelconque, dont la construction est totalement du ressort du menuisier. On nomme encore caisse ou cave , l'espèce de coffre pratiqué au dessous du brancard, et dont l'ouverture est en dedans de la voiture.
  • Calèches : voitures de campagne qui sont ouvertes au pourtour, au-dessus de la ceinture. La calèche est une espèce de carrosse coupé.
  • Carrosses: on dit carrosses modernes, carrosses coupés ou berlingots. Ses parties sont l'avant-train, le train, le bateau, l'impériale, les quenouilles, les fonds, les portières, les mantelets, les gouttières, le timon, les roues et l'arrière-train.
  • Chaise : espèce de siège ferme et couvert, dans lequel en se fait porter par deux hommes. Chaise de place, chaise à porteurs.
  • Chaise de poste : voiture à deux roues propre à faire des voyages.
  • Chaise roulante : espèce de cabriolet découvert.
  • Châssis de glace de voilure : espèce de petit bâtis, dans lequel les glaces sont contenues.
  • Coches : espèce de voitures anciennes, dont on a fait usage jusqu'au règne de Louis XIV.
  • Coffre du carrosse : c'est la partie sur laquelle on met les coussins pour s'asseoir.
  • Corbillards : espèces de voitures anciennes. On en fait encore usage maintenant pour les convois des grands seigneurs.
  • Coupé : carrosse coupé, celui qui n'a qu'un fond sur le derrière.
  • Crosse, montant de crosse : ce sont de petits montants cintrés qui portent les glaces de custode des voitures.
  • Custode : on nomme ainsi toute la partie d'une voiture qui est comprise entre ses fonds et ses portières, au-dessus des traverses de ceinture et d'appui.
  • Désobligeante : voiture qui ne diffère d'une diligence qu'en ce qu'elle est plus étroite, et qu'elle ne peut contenir qu'une personne seule.
  • Diable : espèce de calèche coupée, dont l'impériale ou pavillon est élevé de manière qu'on puisse s'y tenir commodément debout.
  • Diligence : espèce de voiture qui n'est autre chose qu'une berline coupée dans sa longueur au nu du pied d'entrée de devant. On appelle diligences, les voitures publiques. On dit aussi les messageries.
  • Dormeuses : sortes de voitures pour aller en campagne, et dans lesquelles on peut se coucher comme dans un lit.
  • Doublure, panneaux de doublure : on les place dans l'intérieur des voitures, pour porter la matelassure et la garniture d'étoffe.
  • Faux-panneaux : on les substitue quelquefois à la place des glaces d'une voiture.
  • Frise : c'est la traverse du haut de la caisse d'une voiture au-dessus de la portière.
  • Gousset : on donne ce nom à un morceau de bois mince, taillé en creux, pour supporter la glace d'une custode.
  • Guingues : ce sont des voitures de chasse.
  • Impériale : c'est le dessus d'un carrosse.
  • Jalousies de voitures : on les met à la place des glaces aux voitures de campagne.
  • Limon : l'une des deux branches de la limonière d'une voiture.
  • Limonière : espèce de brancard, formé par les deux limons adaptes au devant d'une voiture.
  • Litière : voiture portée par des chevaux ou des mulets, laquelle peut contenir deux personnes assises vis-à-vis l'une de l'autre. Elles servent dans les pays montueux, et pour le transport des malades.
  • Mantelets : rideaux de cuir ou d'étoffe, placés au-dessus de l'impériale des corbillards pour les fermer au besoin.
  • Marchepied : on s'en sert pour monter en voiture.
  • Moutons : les quatre piliers du train d'un carrosse qui servent à en soutenir les soupentes.
  • Palonnier : pièce de train d'une voiture qui est jointe au train de devant ou à la volée, par un anneau de fer, ou par une chaînette de cuir , et sur laquelle les traits des chevaux sont attachés.
  • Panneaux : ils sont faits de bois de noyer, minces et d'une seule pièce. On les fait cintrer au feu: ce qu'on appelle faire revenir les panneaux.
  • Pavillon : c'est la partie supérieure d'une caisse de voiture.
  • Phaéton : voiture destinée seulement à la promenade, laquelle n'a pas d'impériale. Petite calèche à deux roues, fort légère et découverte. C'est ce qu'on nomme aussi cabriolet.
  • Pied d'entrée : battant ou montant d'une voiture sur lequel la portière est ferrée, ou contre lequel elle vient battre.
  • Plafond de brancard : les menuisiers en carrosses appellent ainsi des trappes qui servent à remplir les vides des bâtis d'un brancard, et par conséquent ce ne sont que le plancher de la voilure.
  • Quenouille : piliers qui soutiennent l'impériale d'un carrosse.
  • Renflement : c'est le bombage du plan de la voiture. Les traverses du milieu d'un brancard se nomment traverses de renflement.
  • Roulant, chaise roulante : voiture à deux roues, traînée par un cheval de brancard.
  • Siège : on dit le siège du cocher, les sièges de la voiture. Les bancs, les strapontins, sont des sièges.
  • Solo : on appelle ainsi une voiture à une seule place.
  • Soufflet : espèce de petite calèche, dont le dessus se replie en manière de soufflet. Il a fait ce voyage-là dans un soufflet. Il y a aussi des cabriolets à soufflet.
  • Stores : espèces des rideaux avec lesquels on ferme les ouvertures des portières de voitures.
  • Strapontin : espèce de siège qui est dans le dedans de la caisse de la voiture.
  • Vinaigrette : petite voiture à deux roues, traînée par un homme.
  • Vis-à-vis : espèce de berline étroite, qui ne peut contenir qu'une personne sur sa largeur.
  • Wiski : sorte de voiture légère et très-élevée, dont la mode est venue d'Angleterre.
  • Voitures : on dit voitures anciennes, modernes, à l'anglaise, de fantaisie, arrosées, savoir celles dont le panneau de côté de la voiture semble être d'une seule pièce en trois endroits, savoir au dessus de la portière et des deux custodes. Voitures à trois cintres, celles dont le battant de l'impériale est cintré.
  • Vource ou wourst : voiture de chasse, qui n'est presque pas du ressort du menuisier en voitures.

Nombreuses sont les variétés de voitures de luxe.
M. Anthoni, à l'article “Voitures”, dans le Dictionnaire encyclopédique de l' industrie, les divise ainsi, naturellement en voitures à deux ou à quatre roues.

Les voitures à deux roues forment cinq genres principaux :
  • 1° charrette anglaise ;
  • 2° tilbury ;
  • 3° dog-cart ;
  • 4° carrick ;
  • 5° cab.
Les voitures à quatre roues forment six genres principaux :
  • 1° voitures découvertes ;
  • 2° voitures couvertes à rideaux ;
  • 3° voitures fermées à une porte ;
  • 4° voitures à capote pouvant se couvrir à volonté ;
  • 5° voitures à double capote et à portes pouvant se fermer complètement ;
  • 6° voitures fermées à deux portes.
Les voitures découvertes comprennent :
  • la charrette montée à quatre roues,
  • 1e dog-cart de chasse,
  •  le char à bancs,
  • le break,
  • le squelette de dressage.

Les voitures couvertes à rideaux comprennent :
  • la tapissière,
  • la voiture de course
  • la wagonnette.

Dans les voitures fermées à une porte :
  • l'omnibus,
  • l'omnibus à ballon,
  • l'omnibus à capucine,
  • l'omnibus tramway,
  • la voiture d'ambulance,
  • la diligence.

Les voitures à capote pouvant se couvrir à volonté, renferment :
  • le phaéton et ses diverses variétés,
  • le spider,
  • le duc,
  • le panier,
  • le poney-parc,
  • la victoria,
  • le duc-victoria,
  • le mylord,
  • le vis-à-vis ou sociable,
  • la calèche,
  • la lilloise.

Les voitures pouvant se fermer complètement, comprennent :
  • le landau et ses variétés,
  • le cab à quatre roues.
  • Les voitures fermées à deux portes, renferment :
  • le coupé,
  • le coupé-trois-quarts,
  • le brougham,
  • le mail-coach,
  • le dorsay,
  • la berline et ses variétés,
  • le coupé à housse.


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