Le pansage

"On nomme pansage les soins de propreté..."
 
"On appelle pansage, l'action des instruments destinés à entretenir la propreté du corps du cheval. Cette opération qui est trop souvent négligée ou mal faite dans les écuries..."
 

Chez le cheval le manque de soins et la malpropreté peuvent donner lieu à des maladies graves. La transpiration collée au poil, et mêlée avec la poussière, s'oppose aux fonctions épuratrices de la peau; ces fonctions se trouvent rétablies par le pansage qui, en même temps, a pour effet d'activer la circulation du sang. L'âne et l'ànesse ont la peau rude, le poil grossier, parce qu'on ne prend la peine ni de les étriller, ni de les faire baigner à la rivière. C'est encore au défaut de pansage et de soins que ces animaux utiles doivent d'être si fortement tourmentés par les insectes qui pullulent sur leur peau; aussi les voit-on se rouler par terre chaque fois qu'ils en trouvent l'occasion, et cela pour se délivrer des démangeaisons pénibles qu'ils éprouvent.




 
 
 

Brosses et peigne.


Du travail en perspective ?


Etrille.
 
On nomme pansage les soins de propreté et d'hygiène' qu'on donne extérieurement au cheval pour nettoyer les différentes parties du corps et stimuler les fonctions de la peau. Les ustensiles de pansage sont : la brosse, l'étrille, le passe-partout, l'éponge, le bouchon de foin, le cure-pied, l'époussetoir, le torchon et une pièce de laine ou grosse flanelle.

Le cheval doit subir chaque jour un ensemble d'opérations auquel on donne le nom de pansage; de plus, quand il a exécuté un travail plus ou moins rude, certains soins lui sont indispensables
Le pansage se fait le matin ou dans la matinée; il se pratique au moyen de la brosse, de l'étrille et du bouchon.

- La brosse est le principal agent du pansage; elle enlève à la fois la poussière et les résidus de la transpiration qui sont fixés à la racine des poils.

- L'étrille peut servir à enlever la boue ou les poils collés ensemble par la poussière, mais dans le pansage des chevaux fins, elle n'a d'autre fonction que celle d'enlever de la brosse la poussière qui s'y est attachée.

- Le bouchon est excellent pour donner le lustre au poil après le pansage, mais son emploi est beaucoup plus fréquent dans le nettoyage qui a lieu après le travail des chevaux.


Le pansage n'est pas une opération facile; il demande beaucoup d'adresse et surtout de patience : la tête, sur laquelle les poils sont couchés dans tant de sens différents, et les jambes offrent de grandes difficultés.

Quand on a fini le nettoyage à la brosse, il faut employer l'éponge et laver les yeux, le museau, l'anus et le fourreau. Les jambes blanches qui se souillent toujours durant la nuit doivent être nettoyées avec de l'eau chaude et du savon.

Ces soins embellissent le cheval; ils lui donnent le poil court, fin et soyeux, ils stimulent la peau et ont une influence énorme sur l'hygiène de l'animal. La transpiration cutanée, indispensable au cheval comme a l'homme, deviendrait presque nulle si les poils étaient agglomérés et collés ensemble par la sueur; or, l'absence de transpiration, même momentanée, peut produire des désordres de l'estomac, des intestins et des poumons.

Pour vérifier si un cheval a été pansé d'une maniere complète et consciencieuse, il suffira de frotter un instant le poil à rebours avec un mouchoir blanc : si le pansage n'a été que superficiel, le linge se salira.

Quand un cheval rentre après avoir travaillé, les soins à lui donner dépendent du plus ou moins de sueur qui le couvre, du temps et de l'état des routes. Quand le cheval est mouillé, que ce soit par la pluie ou par la sueur, la première chose à faire est de le sécher au moyen du bouchon.
Cet ustensile, fait de foin, de natte, de crin ou plus souvent de paille, est extrêmement bien approprié à sa destination qui est de sécher complétement l'animal. Un groom vigoureux en manie deux à la fois, et le cheval est séché en peu de temps. Dans certaines écuries, on emploie avant le bouchon, le grattoir, lame de bois, mince d'un côté et épaisse de l'autre, que l'on tient à deux mains et avec lequel on enlève d'un coup l'eau, la transpiration et la boue.
Lorsqu'un cheval a fait une traite dans de mauvais chemins, il semble d'abord que le nettoyage des jambes constitue une difficulté insurmontable : pour abréger, on emploie le lavage à l'eau chaude. Ce procédé n'est pas nuisible pourvu que les jambes soient séchées aussitôt après avoir été mouillées.

Les pieds doivent être fréquemment examinés; leur apparence indiquera le traitement qu'ils exigent. Les pieds les plus sains et les plus forts peuvent être abîmés par un ferrage vicieux.


 



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