Dentition du cheval

C'est le maréchal-ferrant qui réglait autrefois les problèmes de dentition du cheval genre sur-dent. Certains possédaient un rabot ordontriteur (casse-dent) pour casser les parties de dents qui accrochaient l'intérieur de la bouche du cheval. Un coup de râpe à dent et l'affaire était jouée. 

Un rabot ordontriteur ou casse-dents.
La tête (à gauche de la photo) est coupante vers l'avant et vers l'arrière, le maréchal-ferrant cale cette partie coupante sur le morceau de dent à éliminer et d'un coup sec (un manchon coulissant sur l'axe de l'outil (au milieu), vient heurter le mamche en fer (à droite). Le choc est instantané et brise la dent sans douleur pour l'animal si l'outil est convenablement manié.
 

Aujourd'hui, un métier est né : dentiste équin, pour le plus grand bonheur des chevaux, ânes et mulets, et au grand soulagement des maîtres.

Elodie Stuit, dentiste équin, opère sur les quatre départements du poitou-Charentes. Elle a créé un riche riche incontournable.

Elodie Stuit : dentiste équin Autrefois, le maître et son épouse confiaient leurs soucis dentaires au forgeron maréchal-ferrant. C. lestin nous le rappelel au travers de cetet carte postale en patois.


Le maréchal-ferrant dentiste

Antan, c’était souvent le forgeron du village qui s’occupait d’arracher les dents. Le  forgeron se faisait dentiste. Certains forgeaient pour cela des petites pinces spéciales. « II s’asseyait, faisait asseoir le patient devant lui, par terre, lui tenait la tête solidement entre ses genoux et… »

Manipulateur de feu, capable d’alchimie, le forgeron conserve jusqu’au XXe siècle un
mystère originel : on lui prête des talents de rebouteux, de dentiste… forgeron. A la fois
médecin, chirurgien, dentiste qui arrache les dents gâtées et vétérinaire…
« Il ne faudrait pas supposer cependant que, malgré son importance guerrière, les
services du forgeron pour les besoins de l’agriculture et de l’industrie fussent
méconnus. On le regardait, au contraire, comme le lien de la société, car on ne pouvait
rien faire sans lui. Fallait-il des instruments pour la construction des magnifiques
édifices gothiques, pour les arts pratiqués alors, ou même pour les humbles travaux de
la ménagère, on avait recours à l’habileté du forgeron. Dans les localités écartées, il
était parfois le seul artisan du canton, et il réunissait les professions les plus diverses :
il fabriquait les outils, les instruments d’agriculture, il ferrait les chevaux, remplissait
les fonctions de vétérinaire, de dentiste, de chirurgien ; il était encore le seul clerc de la
paroisse, et le grand colporteur de nouvelles, car le forgeron était à la fois la langue et
l’oeil du village.
»
C’est ainsi que Shakspeare nous le représente dans le Roi Jean : « J’ai vu un forgeron
debout, un marteau à la main, oubliant son fer sur l’enclume pour écouter, bouche béante, les nouvelles que lui débitait un tailleur.
»

« Les outils du forgeron étaient très simples, il avait un marteau, des pinces, un ciseau, des tenailles, une enclume, et l’on a lieu de s’étonner de la variété des objets qu’il façonnait avec ces grossiers instruments; il surpassait même de beaucoup l’ouvrier moderne pour la taillanderie et le ciselage, car c’était un artiste en même temps qu’un artisan. Les nombreux modèles, d’un travail admirable que nous fournissent les portes des châteaux et des églises gothiques, les balustrades des autels, sont encore aujourd’hui reproduits continuellement, et on ne peut ni les surpasser, ni même les égaler. Le forgeron était l’ouvrier le plus habile, et de plus, le seul ingénieur civil et militaire de l’époque. Quand il fallait construire une route, endiguer un fleuve, ou creuser une tranchée, on s’adressait à lui pour fournir les outils et surveiller les travaux.
Le forgeron étant le premier et le plus considéré des artisans, il est facile de comprendre que son nom soit devenu si commun dans toutes les contrées européennes, à une époque où les surnoms étaient en usage à défaut de noms patronymiques, réservés seulement aux nobles
. »

C. Lestin a croqué « l’opération ».

« Au Village, opération délicate…

- Votre instrument est trop gros, vous allez me démancher la bouche !!…
- Soyez tranquille et sans crainte ! Je vais vous enlever ça le plus délicatement possible !!… »

Célestin Guérineau (1886-1917) était originaire de Loubillé (79), il a dessiné environ 200 cartes postales.


Extrait d'un article paru en 2010 dans CL et l'Avenir de Ruffec
A Montjean, René et Jeanne Rimpaud (née Rouffaud), la mémoire solide, sont nés en 1924. «L’un le 8, l’autre le 9 décembre, clament-ils, lui à Montjean, elle à deux pas, aux Touches de Sauzé-Vaussais.» Les métiers de maréchal-ferrant et de maquignon amusent les enquêteurs. Les découvertes ne manquent pas. René Rimpaud expliquera comment on transforme en cheval de course une vieille haridelle. Des secrets de professionnel. «Jusqu’à dix ans, le centre de la dent du cheval contient du noir, dit l’homme de l’art, pour rajeunir les chevaux qui n’ont plus ce noir, on enfilait à la place du charbon pris à l’intérieur des piles électriques».
Nota : René Rimpaud est le brave NIT qui accompagne Edouard Lesveques.





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